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Enseignement de l'histoire de Bretagne dans l'Académie de Rennes : communiqué final

Communiqué final du Centre d’Histoire de Bretagne/Kreizenn Istor Breizh sur l’enseignement de l’histoire de Bretagne dans l’Académie de Rennes.

Jeudi 13 novembre 2014, le Centre d’Histoire de Bretagne/Kreizenn Istor Breizh, représenté par son président, Frédéric Morvan, et son trésorier, Raphael Valery, a été reçu à Rennes au Rectorat d’Académie par Madame Catherine Pequin, Déléguée académique à l'éducation artistique et à l'action culturelle, par Monsieur Remy Guillou, Inspecteur pédagogique régional de Breton, et par  Monsieur Frédéric Doublet, Inspecteur pédagogique régional d’histoire-géographie, conseillers de Monsieur Michel Quéré, Recteur de l’Académie de Rennes, afin d’évoquer la question de l’enseignement de l’histoire de Bretagne dans les Ecoles, les Collèges et les Lycées de l’Académie. 

Il nous a été rappelé que les programmes officiels du Primaire et du Secondaire se prêtent, sur de nombreux thèmes et en respectant l’esprit, à l’utilisation de l’histoire de Bretagne grâce aux études de cas et qu’il est tout à fait possible que des projets pédagogiques et interdisciplinaires s’appuient sur la culture bretonne ou des éléments de cette culture, dont l’histoire de Bretagne.

S’il n’est pas envisagé la publication de manuel d’histoire reposant exclusivement sur des exemples bretons, des fiches et des dossiers pédagogiques s’adossant à des épisodes de l’histoire de Bretagne et permettant de traiter les programmes officiels ont déjà été réalisés à l’intention des enseignants (à titre d’exemple, ceux des archives départementales des Cotes d’Armor).

Texte validé par le Rectorat de l’Académie de Rennes

13 novembre 2014 Réunion CHB-KIB Rectorat de l'Académie de Rennes

Le 13 novembre dernier, le Centre d'Histoire de Bretagne/Kreizenn Istor a été reçu par les représentants du Rectorat de l'Académie de Rennes. Nous avons échangé sur la question de l'enseignement de l'histoire de Bretagne dans l’Académie de Rennes. Nous avons proposé un texte au Recteur et nous attendons pour l’heure ses remarques. Dores et déjà, nous pouvons mentionner qu'il nous a été confirmé que les enseignants chargés de l'enseignement de l'histoire en Primaire et en Secondaire dans l'Académie de Rennes pouvaient enseigner l'histoire de Bretagne, dans le cadre d'études de cas, lorsque les programmes s'y prêtent et dans l'esprit du programme officiel fixé par l’Education nationale.

Le CHB-KIB soutient cette publication

nouvelle publication de Frédéric MORVAN Les Bretons de 1870 à 1970, l’esprit valeureux et l’âme fière¸  aux éditions Michel Lafon, 34 euros 90. http://www.michel-lafon.fr/livre/1461-Les_Bretons_-_L_esprit_valeureux_et_l_ame_fiere_1870-1970.html Sortie du livre dans tous les points de vente : jeudi 16 octobre. En vente aussi sur tous les sites de cette page https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=bretons+esprit+valeureux.

Beau livre, dans un coffret, ludique, attirant et attrayant (plus de 500 images dont des dizaines de copies à l’identique de documents d’époque). A destination des Bretons, des Bretonnes, des résidents de Bretagne, de ceux qui s’intéressent à la Bretagne, à sa culture, à son économie, à sa vie politique, de ceux qui s’interrogent sur les Bretons, non seulement afin qu’ils prennent connaissance d’une partie très importante, et très peu connue en fait, de l’histoire des Bretons, mais aussi qu’ils prennent conscience de l’ampleur du travail des Bretons pour parvenir là où ils sont aujourd’hui.

Les associations Bretagne Plus – Culture et débats et Bretagne Culture Diversité organisent, le samedi 18 octobre prochain à Nantes, 3 conférences consacrées au thème « Les Bretons dans la guerre 1914-1918″.

Au programme :


15h00 : mot d’accueil

15h15 : Mobilisés pour défendre la petite et la grande patrie
C’est en tant que Français mais aussi comme Malouins, Quimpérois, Brestois, Nantais, Morbihannais, Finistériens et Bretons que sont mobilisés les hommes des 10e et 11e régions militaires.
Intervenant : Erwan Le Gall

15h45 : échanges

16h00 : La Bretagne, seuil et front maritime
La Bretagne joue tout au long de cette période un rôle stratégique en raison même de son caractère maritime : voie d’entrée principales des troupes alliées et guerre sous-marine.
Intervenant : Yann Lagadec

16h30 : échanges

16h45 : Un quotidien bouleversé
La Bretagne est un» front de l’arrière» entre 1914 et 1918. Le départ massif des hommes met en question l’économie de la région (recours aux femmes, aux prisonniers, aux «sujets» des colonies). Région de transit de nombreuses troupes étrangères elle devient un seuil de mondialisation.
Intervenant : Didier Guyvarc’h


cartes de l'émigration bretonne VIe-VIIe siècles par Raphael Valery

Ces deux cartes sont à usage privé. Pour un usage public et commercial, demandez l'autorisation à l'auteur via le CHB-KIB. Les routes sont indicatives. 

carte des monastères et clercs bretons Ve-VIIIe siècles par Raphael Valery

 
cette carte est à usage privé. Pour un usage commercial, s'adresse au CHB-KIB. 



questionnaire pour les enseignants d'histoire

Questionnaire à destination de ceux qui enseignent l’histoire en Bretagne (Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan) dans les écoles primaires et secondaires.

1-      Avez-vous eu l’occasion d’enseigner l’histoire de la Bretagne ?

Si oui, quand ? A quels niveaux scolaires ? Sur quels sujets ?

2-       Si non, pour quelles raisons ? 

3-      Quels sont ou seraient vos besoins pour enseigner l’histoire de la Bretagne ?

Les désignations de votre nom, de votre fonction et de votre établissement d’exercice est facultatif. Notre but est de connaître la situation réelle de l’enseignement de l’histoire de la Bretagne. Vous pouvez répondre ci-dessous ou par mel à l’adresse du CHB-KIB, Chb.kib@gmail.com ou à son adresse postale 6, stréat Kerveoc, 29840 Porspoder. 

report de la rencontre avec le Rectorat de l'Académie de Rennes sur l'enseignement de l'histoire de Bretagne

Le Rectorat de l’Académie de Rennes remet à plus tard la discussion sur l’intégration de l’Histoire de Bretagne dans les programmes scolaires d’histoire en primaire et en secondaire. En effet, suite à notre entretien très positif sur ce sujet au mois de mai au ministère de l’Education nationale avec un des membres du cabinet du ministre (toujours en place aujourd’hui), nous avions demandé au Recteur de l’Académie de Rennes de pouvoir travailler avec ses services. Nous avions proposé comme base de travail ce questionnaire à destination des enseignants du primaire et du secondaire chargés de l’enseignement de l’histoire afin d’évaluer la situation de l’enseignement de l’histoire de Bretagne.

1)      Avez-vous eu l’occasion d’enseigner l’histoire de la Bretagne ? Si oui, quand ? A quels niveaux scolaires ? Sur quels sujets ?

2)       Si non, pour quelles raisons ? 

3)      Quels sont ou seraient vos besoins pour enseigner l’histoire de la Bretagne ?

Notre rencontre prévue le lundi 29 septembre a été repoussée par les services du Rectorat à avant ou après les vacances de la Toussaint, sans plus de précision.  Pour les enseignants qui voudraient répondre à ces questions, il suffit de s’adresser à chb.kib@gmail.com. Pour les autres personnes intéressées, toutes les remarques et toutes idées sont précieuses pour faire avancer une action essentielle pour l’avenir de la culture de Bretagne. 

Carte de la Bretagne historique en breton

Annonce de l'auteur : Mikael Couteller de la carte de la Bretagne. Voici donc les conditions de vente : La production d'une carte revient à 2 €. Elles sont gratuites pour les établissements scolaires, vendues 2 € aux associations et 5 € au public. Pour commander la carte : educationbretagne@hotmail.com

1961 la révolte des paysans bretons de la zone légumière de la région de Morlaix (Haut-Léon, Trégor)

Année 1960. La crise légumière dans région de Morlaix (Finistère Nord). Cette crise qui dura de 1957 à 1967 concerna essentiellement la région de Morlaix au sens large, soit le Haut-Léon et le Trégor. Cette région de très riches terres était dominée par de grands propriétaires terriens très impliqués dans la vie économique, sociale, culturelle (comme Hervé de Guébriant, propriétaire du château de Kernevez à Saint-Pol de Léon, qui avec ses amis fut à l’origine dans les années 20 de l’office Central de Landerneau, d’où sont issus Triskalia, Groupama et le Crédit Mutuel de Bretagne), mais aussi une paysannerie aisée, les Juloded, dynamique, discrète, ancienne (remontant au XVIe siècle et sans doute avant)  qui sut préserver son pouvoir financier des aléas politiques (surtout durant la Révolution) et qui joua un rôle majeur dans l’histoire de la Bretagne puisque c’est elle qui accepta et intégra la République, contraignant l’Eglise et la noblesse très royalistes jusqu’alors au repli. Disposant de moyens financiers (pièces d’or et d’argent, économisées sous après sous, conservés dans les boîtes en fer à biscuit), la paysannerie de la région se lança dans la modernisation, d’autant plus que la demande, au lendemain de la guerre, était très forte. Il fallait nourrir vite une population qui avait faim. Cependant, les pratiques commerciales issues de l’Ancien Régime (peut-être même du Moyen Age) persistaient et les paysans se sentaient floués par les négociants, d’autant plus que de nouveaux commerçants, tel Edouard Leclerc à Landerneau, proposaient des conditions plus avantageuses puisqu’il se passait d’intermédiaire. De plus, de jeunes agriculteurs, tels Alexis Gourvennec, formés pendant la guerre par la puissante JAC, Jeunesse Agricole Chrétienne, voulaient du changement vers la modernisation. De mauvaises conditions climatiques avaient détérioré considérablement les légumes (gels et redoux) touchant les petits exploitants et beaucoup moins les grosses. La concurrence était devenue de plus en plus importante et le mécontentement très important.

Lorsque les prix des choux puis des artichauts s’effondrèrent à cause de pratiques individualistes, des rassemblements eurent lieu à Morlaix. A partir de Plougulm et sur tout le littoral se réunirent des petits paysans dans des groupements dont la plus célèbre aujourd’hui est la SICA (né en 1961, Société d’intérêt collectif agricole) de Saint-Pol-de-Léon. Pour réglementer les cours fut créé un marché au cadran qui fixait les prix, mais il avait ses limites.

En 1962 eut lieu un nouveau radoucissement climatique et une surproduction massive. En juin 1962 des affrontements eurent lieu entre les partisans de la SICA et les négociants soutenus par des agriculteurs indépendants. Ils furent si violents que les gendarmes durent intervenir. Devant la pression des pouvoirs publics, les négociants durent céder et la SICA obtint la réforme, c’est-à-dire la réduction considérable du pouvoir des négociants.

http://zec.blogs.letelegramme.com/archive/2012/02/22/revolte-paysanne-1961-bretagne.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_du_march%C3%A9_l%C3%A9gumier_du_Haut-L%C3%A9on_et_du_Tr%C3%A9gor_de_1957_%C3%A0_1967

http://fresques.ina.fr/ouest-en-memoire/fiche-media/Region00074/portrait-d-alexis-gourvennec.html

http://www.sicastpol.fr/une-organisation-nee-dans-la-lutte

http://www.roscoff-tourisme.com/fr/gastronomie-terroir/zone-legumiere/histoire.php

  




Une nouvelle carte de la Bretagne

Annonce de l'auteur : Mikael Couteller de la carte de la Bretagne. Voici donc les conditions de vente : La production d'une carte revient à 2 €. Elles sont gratuites pour les établissements scolaires, vendues 2 € aux associations et 5 € au public. Pour commander la carte : educationbretagne@hotmail.com
 

Déclaration à propos du départ de Benoît Hamon

Comme vous le savez le CHB-KIB avait rencontré un membre du cabinet de ce ministre, breton et historien (licencié d'histoire de l'université de Brest) afin de parler de l'intégration de l'histoire de la Bretagne dans les programmes scolaires d'histoire. Il avait été évoqué la possibilité que le CHB-KiB participe aux travaux du Conseil supérieur des Programmes de l'Education Nationale. Aujourd'hui que M. Hamon n'est plus le ministre de l'Education nationale, que va-t-il se passer ? Son successeur va-t-il suivre la même politique d'ouverture à l'égard de l'histoire de Bretagne ? Nous avions avancé de manière spectaculaire sur un sujet déterminant de la culture bretonne. Nous pouvions espérer. Aujourd'hui... c'est l'incertitude. Bien sûr, il nous faudra continuer à avancer et bien sûr il nous faudra contacter le ministre de l'Education nationale à venir... Mais il faut bien avouer que l'on se passerait bien de ces aléas de la vie politique française. 

8-12 octobre 2014. Blois, la grand messe des historiens

A Blois, auront lieu les grandes rencontres annuelles des historiens. Le Thème porte sur l'histoire et l'économie. pour le programme :
http://www.rdv-histoire.com/-Jeudi-9-octobre-.html

5 juillet 1940, « Mais l’île de Sein, c’est donc le quart de la France ! »

Ces propos auraient été dits par le général de Gaulle à Londres lorsqu’il passa en revue à l’Olympia hall de Londres les premières forces françaises libres. De nombreux Bretons, surtout des ports avaient répondu à son appel, mais plus particulièrement les Sénans . L’appel du 18 juin fut transmis plusieurs fois par la BBC et les Sénans, sur leur île, du moins ceux qui n’avaient pas été mobilisés en 39, apprirent qu’un général français parlait à la radio de résister encore. Quatre Sénans avaient déjà rejoint l’Angleterre à bord du Ar Zenith, navire ravitaillant habituellement à partir d’Audierne l’île de Sein. Le 22 juin, les Sénans écoutèrent la BBC. En apprenant que les Allemands arrivaient à Audierne, le curé et le maire de l’île encadrèrent les départs vers l’Angleterre. 114 Sénans montèrent à bord de cinq navires de pêche. D’autres habitants de l’île les rejoindront à partir d’autres ports bretons. Au total, 128 Sénants, de 16 à 54 ans, quittèrent leur île pour Angleterre. Ils seront affectés dans les forces navales de la France libre. 18 y perdront la vie. Lors de sa venue, le 30 août 1946, le général de Gaulle remit à l’île la Croix de la Libération.
http://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?media=2817&popin=true 
http://fresques.ina.fr/ouest-en-memoire/impression/fiche-media/Region00205/hommage-du-general-de-gaulle-a-l-ile-de-sein.html 
http://www.corbeau-des-mers.fr/V3/HISTORIQUE/Pages-Histo/Liste-128-Senans.html 
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_ville/sein.html 
http://www.cndp.fr/cnrd/ephemeride/874 file:///C:/Users/Fr%C3%A9d%C3%A9ric/Downloads/MC03.pdf 
http://www.lepoint.fr/societe/sur-l-ile-de-sein-128-rebelles-qui-refuserent-l-armistice-de-1940-18-06-2010-468152_23.php


Les 21- 22 août 851, naissance des limites actuelles de la Bretagne

Erispoë (mort en 857), fils du roi de Bretagne Nominoë, remporte la bataille de Jengland contre le roi de Francie occidentale, Charles le Chauve (823-877), petit-fils de Charlemagne et futur empereur de l’empire carolingien en 875. En 851, le roi Nominoë meurt subitement, son fils continue l’offensive menée par son père contre le royaume de Charles le Chauve visant à s’emparer de Rennes et de Nantes. Charles le Chauve, obtenant le soutien des autres souverains carolingiens, lève une armée considérable, mais il est vaincu après deux jours de combat sur la Vilaine, soit au pont de Beslé, lieu dit de la commune de Guéméné-Penfao (44), soit au Grand-Fougeray (35). Le spécialiste de l’empire carolingien, Pierre Riché, mentionna que la bataille aurait eu lieu à Juvardeil dans le Maine-et-Loire. Charles le Chauve finit par s’enfuir abandonnant même son trésor et sa couronne ; son armée aurait subi des pertes considérables, bien plus que les Bretons. Par le traité d’Angers, selon les Annales de Saint-Bertin (favorable aux Carolingiens) Charles le Chauve aurait donné à Erispoë non seulement les insignes royaux mais aussi les comtés carolingiens de Rennes et de Nantes ainsi que le pays de Retz. Après la cérémonie dite de la dation des mains, Erispoë serait devenu le vassal de Charles le Chauve. Il est étrange que Charles le Chauve ait pu donner cette investiture car il n’était pas alors empereur. Soit l’empereur Lothaire aurait accordé ce pouvoir à son frère cadet, soit l’auteur des Annales tente de minimiser l’échec de Charles le Chauve (déjà sérieusement vaincu à la bataille de Ballon) en faisant de cette défaite une victoire, car par cette cérémonie le royaume d’Erispoë intégrait l’empire carolingien empire composé de nombreux royaumes (Lombardie, Arles, Bavière, Aquitaine, Francie orientale, Francie occidentale)

Le premier comte de Cornwall ou Cornouaille anglaise fut breton.

Le comté ou  honneur de Cornwall a été créé vers 1068 par Guillaume le Conquérant pour récompenser le soutien que lui a apporté lors de la conquête de l’Angleterre son cousin Brient de Bretagne, fils du comte Eudes de Bretagne (le frère du duc Alain III) et donc le frère d’Alain le Roux (celui qui reçut l’immense honneur de Richmond). Selon les travaux de Katherine Keats-Rohan, il aurait été donné à ce prince de Bretagne car la population britonnique de Cornwall était très liée à celle de Bretagne, soit de l’autre côté de la Manche. Brient de Bretagne aurait eu plus de chance d’être accepté par l’aristocratie militaire locale. Brient mort, l’honneur de Cornwall retourna au roi qui en disposa pour récompenser des proches, mais très vite il devint un apanage pour les frères du roi d’Angleterre. En 1337, à la veille de la guerre de Cent ans, Edouard III le donna à son fils aîné, Edouard, alors prince de Galles, avec le titre de duc de Cornwall. Et depuis, le prince de Galles est aussi duc de Cornouaille.

Aujourd’hui, pour évaluer l’ampleur du duché de Cornouaille ou Cornwall, il suffit de consulter le site du duché qui appartient au prince de Galles. On y trouve des informations bien intéressantes. http://duchyofcornwall.org/assets/images/documents/Duchy-Report-2014AW-web.pdf?pdf=2014%20Financial%20Statements

Ainsi à la dernière page, on y trouve une carte. Le duché représente 53 000 hectares environ. Comme tous les honneurs anglais médiévaux, il est très dispersé sur plus d’une vingtaine de comtés. Cependant l’essentiel reste dans le Sud-ouest de l’Angleterre, Cornwall (avec les Scilly possédés presque entièrement par le prince de Galles), le Devon (un bel ensemble cohérent de 28 000 hectares), le Somerset. Le revenu brut est de 30 millions de livres et le revenu net de 19 millions de livres. Il a été donné par sa mère à Charles d’Angleterre à sa naissance. Le prince de Galles a d’autres biens provenant de sa principauté de Galles (dont le château de Caernafon) mais aussi provenant d’héritages, celui de sa grand-mère, la reine-mère, mais aussi de particuliers, tel le dernier comte Stanhope, qui lui lèguent leurs châteaux et leurs terres.    


La Bretagne et l’Ecosse : les rois Stuart d’Ecosse étaient d’origine bretonne.


L'ancêtre des Stuart (en anglais Stewart) fut un Breton, Alain ou Alan FitsFlaad (soit le fils d'un certain Flaad), qui vint en Grande Bretagne, semble-t-il, après la Conquête normande. Il était le sénéchal (dapifer) héréditaire de l'évêque de Dol en Bretagne. Il fut récompensé par Henri de Normandie réfugié chez lui lors de son exil dans la région de Dol (il était alors en conflit avec son frère aîné, Guillaume Le Roux, roi d'Angleterre), lorsqu'il devint le roi Henri Ier d'Angleterre, par le don d'importantes terres dans le Shropshire et dans le Norfolk, le fief d'Oswestry. Il mourut vers 1114.

Son fils cadet Walter FitzAlan (mort en 1177) fut décrit comme Normand par la culture, mais Breton par le sang. Il se mit au service du roi David Ier d'Ecosse, vers 1136, devenant son sénéchal (son "stewart") en 1157. Il reçut de ce roi une terre dans le Renfrewshire, fief comprenant les châteaux et les terres de Paisley, à l'ouest de Glasgow, de Pollock et de Cathcart. Son petit-fils Walter II FitzAlan (mort en 1246) prit pour nom celui de Stuart ou Stewart. Il fut aussi Justicier d'Ecosse. Il épousa la sœur des rois d'Ecosse, Malcom IV et Guillaume le Lion, mais aussi de Constance, femme du duc de Bretagne, Conan IV. Le fils aîné de Walter II, Jacques ou James (mort en 1309), 5e Haut sénéchal d'Ecosse, fut choisi en tant qu'un des six Régents du royaume pendant l'interrègne de 1289 et soutint durant la guerre d'Indépendance écossaise les célèbres William Wallace et Robert Bruce, roi d'Ecosse. Son fils aîné, Walter, 6e Haut sénéchal d'Ecosse, épousa la princesse Marjorie d'Ecosse, fille de Robert Bruce, ce qui valut à leur fils de succéder à son oncle, le roi David II Bruce, et de devenir Robert II Stuart, roi d'Ecosse en 1371. Le fils de Marie Stuart (1542-1587), reine d'Ecosse (et de France par son bref mariage avec le roi François II) et d'Henri Stuart, lord Darnley, Jacques Ier, roi d'Ecosse (1565-1625), devint aussi roi d'Angleterre et d'Irlande succédant en 1603 à la cousine sa mère, la reine Elisabeth Ier. Les Stuart régnèrent sur l’Ecosse jusqu’en 1714, année de la mort de la reine Anne Stuart, première souveraine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande.

Les Stuart d’origine royale sont particulièrement bien représentés dans la haute aristocratie. Le roi Charles II (1630-1685) eut de nombreux fils illégitimes, en descendent directement http://en.wikipedia.org/wiki/Descendants_of_Charles_II_of_England les actuels 10e duc de Buccleuch (une des dix premières fortunes du Royaume-Uni) ; 11e duc de Grafton ; duc de Saint-Albans ; duc de Richmond, Lennox, Gordon et Aubigny, mais aussi la duchesse d’Albe, une des femmes les plus riches et les plus titrés d’Espagne.

En Ecosse, les Stewart ou Stuart actuels (plusieurs milliers) appartiennent au clan Stewart, installé dans le Renfrewshire, mais aussi dans l'Ouest des Highlands et dans le Perthshire, et se divisent en plusieurs branches. Les principales sont :  

-          La branche Stewart d'Appin fut fondée par le petit-fils du 4e sénéchal d'Ecosse. Son chef est en 2010 Andrew Francis Stewart de Lorn, Appin and Ardsheal, 17e d'Appin et 12e d'Ardsheal.

-          La branche Stewart d'Atholl descend par ses fils illégitimes d'Alexander Stewart, comte de Buchan (mort en 1405), surnommé pour sa férocité le loup de Badenoch.

-          La branche de Bute a pour chef aujourd'hui le très riche John Crichton-Stuart, 7e marquis de Bute (dont la famille a possédé la moitié de Cardiff).

-          La branche Stewart de Balquhidder descend du 2e laird de Baldoran (mort vers 1500) et son chef est l'actuel Alexander Donald Stewart, 15e laird d'Ardvorlich.

Le chef de tous les Stewart était en 2010 sir Randolph Stewart, 13e comte de Galloway, né en 1928

Rol Tanguy, le Libérateur de Paris

Ne pas oublier que la Libération de Paris doit beaucoup au breton Henri Tanguy dit le colonel Rol Tanguy (né à Morlaix en 1908, mort à Paris en 2002), chef régional des FFI pour l’Ile de France. Il apposa sa signature sur le document de reddition des forces allemandes de Paris le 25 août 1944. Il le fit avec le général Leclerc, ce que n'apprécia pas du tout le général de Gaulle car Rol Tanguy s'opposait violemment à une alliance des résistants gaullistes et communistes. Son comportement plus que discutable vis-à-vis des résistants non-communistes lui valut d'être écarté de toutes fonctions importantes à la Libération.  
Par ailleurs, il faut remarquer qu'à l’époque, les Bretons à Paris se comptaient déjà par centaines de milliers, l’émigration bretonne s’étant accélérée après la première guerre mondiale.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Rol-Tanguy

http://liberation-de-paris.gilles-primout.fr/la-capitulation-allemande

http://i-cms.linternaute.com/image_cms/original/1477762-leclerc-arrete-von-cholti.jpg

http://www.vrid-memorial.com/files/images/a66287a7eec3144f9577738b3b4f1c27.jpg

http://livre.fnac.com/a7410321/Frederic-Morvan-Les-bretons-l-esprit-valeureux-et-l-ame-fiere

les origines des hermines

Les hermines proviennent du blason d’un prince de la maison royale de France, Pierre de Dreux (mort en 1250), qui épousa Alix de Thouars, duchesse de Bretagne par droit propre (de 1213 à sa mort en 1221). Il fut duc de Bretagne (pour l’administration du roi de France, comte de Bretagne). A la majorité de son fils, Jean Ier, en 1237, il lui laissa son héritage, la Bretagne, et partit à la Croisade. Pierre de Dreux était un membre de la dynastie capétienne puisqu’il était l’arrière-petit-fils du roi Louis VI le gros.

Au début du XIIIe siècle, les armoiries commencent à se fixer et grâce s’identifient ainsi clairement les grandes familles seigneuriales. Ils sont visibles sur les écus mais aussi sur les sceaux qui officialisent tous les documents. Les princes ont droit à un blason au dessin simple, tel le roi de France qui adopte les lys d’or sur azur. Le grand père de Pierre, fils du roi Louis VI, obtint en héritage le comté de Dreux mais aussi la riche seigneurie de Braine (département de l’Aisne). Les Dreux montrèrent leur importance en prenant des armoiries particulières, un échiqueté (le blason de Braine est échiqueté de gueules (rouge) et de sable (noir), mais aussi leur attachement à la dynastie des capétiens en adoptant les émaux (couleurs) royales : azur (bleu) et or (jaune). La bordure de  gueules révélait leur position de cadet. Second fils du comte de Dreux, Pierre de Dreux mentionne sa position de cadet en ayant fait dessiné sur son blason un franc-quartier d’hermines.

Jusqu’en 1316, le blason de Pierre de Dreux fut celui de ses descendants, les ducs de Bretagne. Le duc Jean III qui détestait sa belle-mère et lointaine cousine, Yolande de Dreux, seconde épouse du duc Arthur II,  décida de retirer de son blason toute trace Dreux. Il ne conserva que les hermines. D’hermine plain devint alors le blason personnel des ducs de Bretagne. Les Bretons quant à eux conservèrent la fameuse croix noire sur fond blanc. C’est ainsi qu’on les reconnaissait sur les champs de bataille de la guerre de Cent ans.

https://www.facebook.com/pages/Centre-dHistoire-de-BretagneKreizenn-Istor-Breizh/323469437819924

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_de_Bretagne#mediaviewer/Fichier:Blason_Pierre_Ier_de_Bretagne.svg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_de_Bretagne

http://fr.wikipedia.org/wiki/Armoiries_de_la_Bretagne

Marie Stuart et le tartan breton

Selon la tradition, Marie Stuart, reine d’Ecosse, aurait donné aux Bretons le droit de porter un tartan pour remercier des archers bretons de l’avoir aidée. En fait, les tartans bretons, reconnus officiellement par l’Ecosse, ont été créés à partir de 2002. Pour les relations de Marie Stuart avec la Bretagne, outre que les Stuart sont d’origine bretonne (ils sont issus des sénéchaux héréditaires de Dol, d’où le nom de Stewart), alors qu’elle n’avait que 7 ans, la très jeune reine d’Ecosse, débarqua à Roscoff. On peut lire dans l’histoire de Marie Stuart de J. Dakgaud, à la page 25 (https://archive.org/stream/histoiredemaries00darg/histoiredemaries00darg_djvu.txt) :

Quelque temps après ces catastrophes et la mort d’Henri VIII (juillet 1548), Marie Stuart s'embarqua mystérieusement à Dumbarton; elle emmenait avec elle plusieurs petites filles de haute naissance, destinées d'abord à partager ses jeux et à être plus tard ses dames d'honneur. Toutes portaient le nom de la Vierge, qui inspirait à la veuve de Jacques un respect superstitieux. On les appela dès lors les Maries de la reine. Elles étaient du même âge. C'étaient Marie Fleming, Marie Seaton, Marie Livingston, Marie Beatoun, ces premières et constantes amies de Marie Stuart. La navigation ne fut pas sans péril : la flotte cependant, échappée à la tempête, aborda, sous le commandement de Yillegagnon, à la pointe de la baie de Morlaix, dans un port de corsaires et de contrebandiers, ouvert sur des écueils, le port de Roscoff.

« Le lundy, vingtiesme jour d'aoust 1548, dit Albert le Grand, arriva par mer (en la ville de Morlaix) très-noble et très-puissante princesse Marie Stuart, royne d'Escosse, qui alloit à Paris espouser le dauphin François. Le seigneur de Rohan, accompaigné de la noblesse du pays, l'alla recevoir, et elle fut logée au couvent de Sainct- Dominique. Gomme Sa Majesté, retournant de l'église de Nostre-Dame , où le Te Deum avoit esté chanté, eut passé la porte de la ville qu'on appelle de la Prison , le pont-levis, trop chargé de cavallerie, creva, et tomba dans la rivière, toutesfois sans perte de personne. Les Escossois du train de la royne restés dans la ville , jugeant mal de cet accident, commencèrent à crier : Trahison! trahison! Mais le seigneur de Rohan, qui marchait à pied près de la litière de Sa Majesté, leur cria à pleine teste : Jamais Breton ne fist trahison! Et les deux jours que la royne demoura pour se deslasser de la fatigue de la mer, il fit desgonter toutes les portes de la ville et rompre les chaisnes des ponts. »

De Morlaix, les cinq Maries furent menées sans retard à Saint-Germain en Laye, où la petite reine fut accueillie avec une tendresse mêlée d'ambition et de curiosité. 

Breiz App : annonce BCD


Bretagne Culture Diversité vient de mettre en ligne une application numérique téléchargeable sur les smartphones et tablettes afin de diffuser un savoir sur la matière culturelle de Bretagne de manière interactive.

L’application s'appelle « Breizh App ». Breizh App traite principalement de l'histoire de la Bretagne par la publication de 50 dossiers thématiques suivi de nouveaux dossiers et d’évolutions technologiques régulières.

Une frise chronologique et une carte interactive (78 lieux géo-localisés) permettent de retrouver les dates clés et les principaux lieux traités dans les dossiers. Une alerte sera envoyée sur le mobile de la personne qui aura téléchargé l'appli à chaque anniversaire d'une date traitée dans un dossier thématique. 

Disponible pour Mac IOS et Android, vous pourrez les charger gratuitement sur les stores correspondants.

http://www.agencebretagnepresse.com/pdfs/d/dossierdepresse_breizhapp.pdf

information Pays de l'Argoat

Nouvelle publication de l'Association du pays de l'Argoat. N° 61. 
Sommaire
Les seigneuries du Minibriac : Krec’h-Can - Yannick Botrel 
La chapelle de Pempinot (le clocher de Saint-Briac) - Abbé Loyer
Historiographie de la révolte des Bonnets Rouges - Vincent Prudor 
Monument aux Morts de Kerien - R.Jourden, J-P Rolland.
Georges Cadoudal - Jean Paul Rolland 
Inventaire du Manoir du Helloc’h en 1670 - Jêrome Caoüen
La fontaine des trois évêques - Jef Philppe 
A propos du combat de Kerhamon en Duault (juin 1944) - Pierre Guillossou
http://www.ouest-france.fr/pays-dargoat-ndeg-61-les-seigneuries-du-minibriac-2643214

Le château de La Hunaudaye en 3 D

http://www.ouest-france.fr/le-chateau-de-la-hunaudaye-revisite-en-3d-2724171

pour l'histoire des Tournemine, seigneurs puis baron de Hunaudaye, https://www.academia.edu/4753847/Les_Tournemine_milieu_XII_e_siecle-fin_XV_e_siecle_

Le CHB-KIB sur Facebook

Le CHB-KIB est maintenant sur Facebook
https://www.facebook.com/pages/Centre-dHistoire-de-BretagneKreizenn-Istor-Breizh/323469437819924?ref_type=bookmark

Le 16 juin 2014, le CHB-KIB au ministère de l'Education Nationale à Paris

Le Centre d’histoire de Bretagne/Kreizenn Istor Breizh, représenté par son président, Frédéric Morvan, et son trésorier, Raphaël Valery, suite au courrier du 15 avril 2014 qu’il a adressé à M. Benoît Hamon, ministre de l’Education Nationale, a été reçu le 16 juin 2014 par Mme Agathe Cagé, conseillère chargée du second degré, des programmes et de l'évaluation des élèves au cabinet du ministre de l’Education Nationale.

Le CHB-KIB a pu constater l’attention particulièrement soutenue portée à notre exposé sur les raisons de la méconnaissance ou des connaissances souvent approximatives de l’histoire de la Bretagne et des Bretons. Comme nous l’avons mentionné, force nous a été de constater l’absence quasi-totale de l’enseignement de cette histoire en Bretagne, alors que dans d’autres régions de la République, comme le recommandent les textes officiels, les enseignants d’histoire s’appuient sans difficulté sur les histoires locales et régionales. Mme Cagé nous a fait part de son étonnement et nous a demandé de recueillir d’avantages d’informations sur cette situation qui la préoccupe.

Mme Cagé a mis, par ailleurs, l’accent sur la prochaine refonte des programmes scolaires qui aura lieu dans le cadre de la réforme de l'Ecole. Le nouveau conseil supérieur des programmes, mis en place récemment, pourrait donc être sollicité pour se pencher sur la question de l’histoire de la Bretagne dans les programmes d’histoire.

le CHB-KIB, nouvel administrateur de Bretagne Culture Diversité

Mardi dernier, le 10 juin 2014, lors de l'Assemblée générale d'une des associations culturelles bretonnes les plus importantes,

Bretagne Culture Diversité, le CHB-KIB  a été élu administrateur de Bretagne Culture Diversité.

 

Puisque l'objectif essentiel de BCD est d'aider à faire faire en direction du plus large public possible, le CHB-KIB s’attachera à aider cette association à promouvoir la connaissance et la diffusion de l’histoire de Bretagne, dans sa plus grande diversité, en Bretagne et hors de Bretagne. Nous demandons donc aux historiens de la Bretagne, amateurs comme professionnels, aux amoureux de l’histoire de la Bretagne et aussi à ceux qui sont intéressés par cette histoire de nous soumettre leurs avis, leurs conseils et leurs projets.

site de BCD : http://bcdiv.org/



Réunification de la Bretagne

 A l’heure où l’on parle des limites de la Bretagne, il est bon de se tourner vers l’Histoire.

Le chroniqueur breton du XVe siècle, Pierre Le Baud, aumônier de la duchesse Anne, mentionna que la Bretagne «a ses limites immuables car enracinées dans l’immémorial, ses frontières naturelles déterminées par les fleuves du Couesnon, de Sélune, de Mayenne et de Loire au-delà desquels le Breton vit en exil ».

Immuables et immémoriales, les limites de la Bretagne le furent. Dans une Europe en recomposition politique constante, force est de constater un fait spectaculaire : la permanence de frontières bretonnes pendant près de mille ans. A partir du IXe siècle, elles sont en effet fixées. Ce n’est qu’en 1791, pendant la Monarchie constitutionnelle, que le duché de Bretagne devenu Province au XVIe siècle est divisé en cinq départements : le Finistère (le département le plus loin de Paris), les Côtes-du-Nord (qui deviendront en 1990  les Côtes d’Armor), le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine et la Loire-inférieure (en 1957, la Loire-Atlantique). Cependant, ces cinq départements respectaient presque exactement les limites de l’ancien duché.

Le régime de Vichy, par le décret du 30 juin 1941, décida de  la création de préfectures de région. Ille-et-Vilaine, Morbihan, Finistère et Côtes-du-Nord se retrouvèrent sous l’administration du préfet de Rennes, tandis que la Loire-Atlantique relevait de celui d’Angers. Le général Audibert a écrit à l’époque à ce sujet : « que dirait notre bonne duchesse Anne si elle assistait à une telle amputation de ses fiefs ? Obliger Nantes à graviter autour d’Angers, ville de petite importance, est un contre sens, autant déclasser Paris pour mettre la capitale à Orléans ».

Ces préfectures disparurent à la Libération, mais les « régions-programme » de 1956 virent le retour de cette partition-amputation de la Bretagne « historique » qui fut reconduite par les réformes régionales de 1972 et 1982. La Loire-Atlantique est intégrée à la Région Pays de la Loire et son chef-lieu, Nantes, est la capitale de cette Région. Beaucoup pensent maintenant que la Loire-Atlantique n’est plus en Bretagne confondant Bretagne et Région administrative Bretagne fondée en 1972 (s’étendant sur le Finistère, le Morbihan, les Côtes d’Armor et l’Ille-et-Vilaine), dont la capitale est Rennes. Mais qu’on le veuille ou pas, et tout historien qui travaille sur la Bretagne sait qu’il doit travailler aussi sur le Nantais, Nantes, le pays nantais et l’essentiel de la Loire-Atlantique demeurent bretonnes.

Lettre à Benoît Hamon, ministre de l'Education Nationale

Le 15 avril 2014, à Porspoder,

Monsieur le Ministre,

Le Centre d’Histoire de Bretagne/Kreizenn Istor Breizh a pour objectif de favoriser la connaissance et la diffusion de l’histoire de la Bretagne, à destination d'un large public, en Bretagne et hors de Bretagne. Malgré les efforts du CHB-KIB, malgré les actions particulières et collectives d’historiens, d’élus, d’entrepreneurs, d’associations souvent illustres, malgré la publication annuelle de dizaines d’ouvrages concernant l’histoire de Bretagne, force est de reconnaître que l’histoire de Bretagne est peu et mal connue.

L’école peut remédier à ces difficultés. Plusieurs témoignages d’enseignants d’histoire dans l’enseignement secondaire permettent de croire en un profond intérêt des élèves pour l’histoire de la Bretagne intégrée à l’histoire de la République, de l’Europe et du Monde.

Le Pacte d’avenir pour la Bretagne permet l’expérimentation surtout dans le domaine culturel. Ne serait-il pas envisageable d’ouvrir les programmes d’histoire enseignés actuellement dans les écoles, les collèges et les lycées de Bretagne à l’histoire de la Bretagne ?

Afin d’approfondir ce sujet essentiel pour l’avenir culturel de la Bretagne et des Bretons, nous sollicitons de votre bienveillance une audience.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, monsieur le Ministre, l’expression de notre plus profonde considération.

Pour le CHB-KIB, Frédéric MORVAN, son président.

Appel à cotisation


Le CHB-KIB a pour objectif la connaissance et la diffusion de l’histoire de la Bretagne, à destination d'un large public, en Bretagne et hors de Bretagne. Si vous avez besoin d’expertises et d’aides, nous nous tenons à votre disposition.


Appel à cotisation pour l’année 2014

Personne physique

cotisation normale : 25 euro
Étudiant et chômeur : 10 euro
cotisation de soutien : à partir de 50 euro

Personne morale

cotisation normale : 50 euro
cotisation de soutien : à partir de 100 euro
Chèque à l'ordre du Centre d'histoire de Bretagne/Kreizenn Istor Breizh
à expédier avec le bulletin d'adhésion ci-joint ou sur papier libre avec vos coordonnées
chez Frédéric Morvan, 6, stréat Kervéoc, 29 840 PORSPODER

Dons
logo du CHB KIB
Le CHB-KIB est une association d’intérêt général, à but non lucratif, ayant un objet social et une gestion désintéressée, à destination d’un large public. Tout don au CHB-KIB donne droit à une déduction fiscale de 66 % des sommes versées. La réduction maximale ne doit pas excéder les 20 % du revenu imposable. Dans le cas d’un dépassement de ces 20 %, l’excédent est reporté sur les 5 années suivantes.
chèque à l'ordre du Centre d'histoire de Bretagne/Kreizenn Istor Breizh
à expédier chez Frédéric Morvan, 6, stréat Kervéoc, 29 840 PORSPODER
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Le CHB-KIB soutient les publications de :  

La Revue du Pays de L'Argoat

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L’Association d’Histoire et d’Archéologie de la Région de Bourbriac édite depuis 1984 une revue semestrielle.
Les différents articles publiés concernent l’histoire et l’archéologie des cantons d’Argoat

pour se procurer les numéros de la revue, la liste des publications, mais aussi les CD contenant les anciens revues

contacter Jean-Paul ROLLAND - 13, rue Jules Ferry 22970 PLOUMAGOAR
kerrol@wanadoo.fr




La Revue du Centre Généalogique et Historique du Poher
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Généalogie dans le Poher, pays du centre-ouest Bretagne : Côtes d'Armor, Finistère, Morbihan
_ Centre Généalogique et Historique du Poher
Boulevard de la République– BP 251 - 29834 Carhaix – Plouguer cedex http://cghp-poher.net/

                           
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 De François Labbé, Des morts et des châteaux
En vente en librairie et chez l'éditeur Jérôme Do Bentzinger, 8 rue Roesselmann, 68 000 Colmar
148 pages- 20 euro








Les Signes de la Pierre 
de Jean-Paul Le Buhan aux éditions Yoran Embanner,  29 euros.















le CHB-KIB est très fier de vous proposer sa première publication.
En partenariat avec Symposium 56, la société polymathique du Morbihan et l'Institut Culturel de Bretagne 
chez tous les bons libraires  à 20 euros

   
Le CHB-KIB soutient les projets   


Diorren Project de Vannes 

Le CHB-KIB recommande les écrits de nos membres :


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De  Frédéric Morvan


 Les chevaliers bretons, entre Plantagenêts et Capétiens, 
milieu XIIe siècle--milieu XIIIe siècle

 chez Coop Breizh, 25 euros


la chevalerie bretonne au temps de Du Guesclin (1341-1381), publié par l’Institut Culturel de Bretagne, 758 pages.  Prix : 34,90 euro (soit 25 euros et 9,90 euros de frais de port).  Afin de conserver toute leur lisibilité aux documents (surtout aux 50 arbres généalogiques), le livre est de grand format. Aussi les frais de port sont importants. Comme je me suis engagé à me charger de l’expédition, je peux vous le dédicacer.  Veuillez donc adresser votre commande à Frédéric Morvan, 6, Stréat kervéoc, 29 840 Porspoder.

les chevaliers bretons au temps de Du Guesclin

la chevalerie bretonne au temps de Du Guesclin (1341-1381), publié par l’Institut Culturel de Bretagne, 758 pages.  Prix : 34,90 euro (soit 25 euros et 9,90 euros de frais de port).

Afin de conserver toute leur lisibilité aux documents (surtout aux 50 arbres généalogiques), le livre est de grand format. Aussi les frais de port sont importants. Comme je me suis engagé à me charger de l’expédition, je peux vous le dédicacer.

Veuillez donc adresser votre commande à Frédéric Morvan, 6, Stréat kervéoc, 29 840 Porspoder. 




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Généalogie des ducs de Bretagne 

de Frédéric Morvan




Éditeur :GISSEROT

Date Parution :20/03/2013

prix : 5 euros







Les actes du colloque de Guingamp - Dinan
 disponibles (sauf imprévu) à partir du 25 avril

Aux Presses universitaires de Rennes en partenariat avec la Société d’Émulation des Côtes d'Armor prix : 29 euro 




Sorties d'ouvrages
en 2014

Sortie le 15 juillet Vincent Rogard publie chez Coop Breizh

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Professeur de Psychologie à l’université Paris Descartes, Vincent Rogard, dont le père est originaire de Carhaix a une double formation en psychologie et en histoire. Sous le titre Les catholiques et la question Sociale (Morlaix 1840-1914 – L’avènement des militants), il a déjà publié une thèse d’histoire remarquée en 1997 aux Presses Universitaires de Rennes. Le présent ouvrage vise à mieux faire reconnaître la dimension patrimoniale des stèles et plaques commémoratives parfois modestes qui témoignent d’une histoire souvent douloureuse. Enfin, et avant tout, il entend perpétuer la mémoire des femmes et des hommes qui y ont leur nom gravé.



Yvon Ollivier, les gueules cassées


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Le dernier ouvrage de Yvon Olliver, chez Yoran Embanner


Nantes flamboyante Actes du colloque

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Actes du colloque organisé par la société historique et archéologique de Nantes et de Loire-Atlantique en novembre 2011. 282 pages, 25 euros prix public. 



14-18. Les Bretons dans la guerre

Le Télégramme publie un hors-série sur les Bretons dans la Grande guerre. 100 pages sur la vie quotidienne des Bretons. 5, 90 euros. 
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Anne Lunven

sort aux Presses Universitaires de Rennes
Du diocèse à la paroisse - Les évêchés de Rennes, Dol et Saint-Malo du Ve au XIIIe siècle

Jean-Luc Deuffic

Inventaire des livres liturgiques de Bretagne. Livres d'heures, de piété, de dévotion et ouvrage associés antérieurs à 1790. Manuscrits et imprimés. 
CDROM. Fichiers pdf. Recherche par mot. Index des titres et des manuscrits.


Jacques D. de Certaines

Parution aux éditions Apogées du livre de Jacques de Certaines, Deux chefs de guerre au Moyen Age, l'amiral Jean de Vienne et le connétable Betrand Du Guesclin. 
ISBN 978-2-84398-428-0, 15,5 x 23 cm, 176 pages, 18 €